Neues Wiener Tagblatt - Euro de volley: Antoine Brizard, capitaine reposé

Euro de volley: Antoine Brizard, capitaine reposé
Euro de volley: Antoine Brizard, capitaine reposé / Photo: Nikolay Doychinov - AFP

Euro de volley: Antoine Brizard, capitaine reposé

Sorti d'une "saison de rêve en terme de tranquillité" au Japon, Antoine Brizard n'a pas hésité à retrouver les Bleus cet été, "frais mentalement" et paré d'un statut de capitaine "exemplaire", pour tenter de guider les Bleus en finale de l'Euro vendredi.

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De la langue japonaise, le Poitevin d'origine en connaît pour le moment "deux alphabets sur trois, les plus faciles. Avec ma femme on prend un cours par semaine, on est loin du compte".

Loin du compte dans l'apprentissage des langues, peut-être, mais sur le terrain, Antoine Brizard a marqué de son empreinte l'histoire du club d'Osaka Blueton en devenant en mai dernier le premier Français sacré champion du Japon, détrônant ainsi les Suntory Sunbird, autre club de la ville.

"J'en attendais beaucoup, mais j'étais encore agréablement surpris", se remémore celui qui a fait le choix de quitter l'Europe pour une nouvelle aventure. Un choix pour évacuer également un peu la déception d'une élimination précoce au Mondial-2025, précipitée entre autres par une défaite en poules contre la Finlande, qu'il retrouvera vendredi dans le dernier carré de l'Euro (21h00).

Passé par Paris et Toulouse, Varsovie, Saint-Petersbourg et enfin l'Italie, le Français de 32 ans a découvert au Japon "un modèle culturel très différent. Humainement cela m'a changé, et ça découle sur le monde du sport".

Parmi ces différences, "la gestion des égos. Même si on fait un sport collectif, il y en a toujours qui ont besoin de se mettre en avant. Au Japon pas du tout".

- "Formidable" -

Par ailleurs "moins usé psychologiquement", Antoine Brizard n'a ainsi pas ressenti le besoin de couper, à contrario de plusieurs doubles champions olympiques, absents cet été.

A l'inverse, "j'avais besoin de passer du temps avec la nouvelle génération car nous n'avons pas de temps à perdre" sur la route menant à Los Angeles-2028.

Il a ainsi été désigné capitaine pour succéder au retraité Benjamin Toniutti.

"C'est bien que ce soit arrivé après mon année au Japon, j'étais plus frais mentalement, disait-il encore jeudi à Milan. Cela prend de l'énergie de faire attention à tout le monde et en même temps, j'étais arrivé très sûr de mon jeu et cela m'a permis de me concentrer sur autre chose".

"On ne peut pas dire +fais la même chose que Toti+, avait expliqué à l'AFP le sélectionneur Andrea Giani en début d'été, il a sa vision, et dans le groupe il y a quelques joueurs très importants pour aider les autres et que chacun prenne sa place".

Jusqu'ici, Brizard a en tout cas montré la voie, toujours aussi précieux à la passe, tout comme au service. Et pour Stephen Boyer, avec qui il a été sacré aux Jeux de 2021, il s'agit d'un capitaine "exemplaire".

"C'est un travailleur acharné, il ramène l'équipe avec lui, c'est important surtout avec l'arrivée de jeunes". Un sentiment partagé par Mathis Henno, 21 ans.

"Il est formidable, j'ai trop aimé cette saison estivale avec lui. Il est discipliné, il ne te lâche pas, s'il voit un joueur un peu à l'écart, il va le chercher. Il va te pousser jusqu'à atteindre tes objectifs et ceux de l'équipe".

Le prochain à atteindre, à l'Euro, sera une première finale depuis 2015.

A.Fuchs--NWT